Après, c'est une question de convention entre vous. Il faut parfois savoir perdre du temps au départ pour établir un dialogue, créer une grammaire de votre langage commun, perdre du temps donc pour en gagner ensuite. Un cheval qui arrache les rênes, autant repartir à zéro sur de bonne bases. Leçon de jambes, leçon de mains. Qu'est ce que la leçon de main? C'est à apprendre au cheval à obéir à la main justement sans avoir à tirer. En le dirigeant par exemple vers un mur, ou mieux, un angle du manège ou de la carrière, en l'obligeant à ne pas ralentir de sa propre initiative à l'approche du mur, puis en lui demandant un arrêt avec très peu de main et à la voix. Forcément, il va s'arrêter, (trop content) et là, on le caresse et on le félicite comme s'il avait vraiment obéi aux aides (et non pas à son instinct de conservation). On continue ensuite l'exercice, sur la ligne droite cette fois, toujours avec très peu de main, beaucoup à la voix, en multipliant les départs au pas puis au trot suivis d'un arrêt. Et on revient à l'exercice précédent dès que l'obéissance se relâche en ligne droite. Quand c'est bien acquis, au bout une semaine ou deux, on passe au galop, dans un angle, par prise d'équilibre, pas plus de 3-4 foulées, et on arrête. Ne pas hésiter à répéter encore et encore. Le cheval doit savoir que le départ au galop sera suivi rapidement d'un arrêt, qu'il n'est pas là pour courir le prix de l'Arc de Triomphe. Même chose, il ne doit pas "voler" l'arrêt, il doit être relancé en avant s'il ralentit de sa propre initiative.
Le dressage, c'est passionnant, parce que c'est tout sauf l'utilisation de "boutons et de manettes". Il s'agit de se faire comprendre, (puis obéir, mais ça c'est un autre chapitre).
Si on a un cheval qui cherche à comprendre son cavalier, et que le cavalier a suffisamment de patience pour prendre le temps d'établir un dialogue, alors le couple peut aller très loin.