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Les parasites des chevaux sont des
helminthes (vers).
L'intestin est l'organe cible et
le passage obligatoire de la majorité des
parasites.
Le parasitisme se transmet par :
(Ingestion des larves, issues des œufs
des helminthes)
-dans les crottins (coprophagie)
-dans l'herbe
-sur les murs des boxes
-sur les poils des chevaux eux-mêmes
-par le lait maternel
-piqûres des moucherons
-migration des larves à partir d’une
plaie
Il y a toute sorte de parasites externes,
selon les régions et les conditions du cheval.
Je vais vous décrire les plus fréquents.
Les
volants :
Les mouches :
Bien que très
fréquentes, les mouches
sont relativement bien tolérées par
le cheval. Celui-ci possède d'ailleurs des
moyens de défense naturels pour s'en débarrasser
: la crinière, la queue et un muscle particulier,
le muscle peaucier qui lui permet de faire vibrer
sa peau énergiquement.
Cependant, certaines mouches pondent
des oeufs sur les plaies qui ont alors tendance à bourgeonner
de manière excessive sans jamais se refermer.
Les lésions provoquent d'importantes démangeaisons
et, en l'absence de soins, les plaies ne cicatrisent
qu'après la saison chaude.
Les mouches plates
:
Les mouches plates rencontrées
essentiellement au sud de la Loire, sont une espèce
particulière
qui vit entre les cuisses du cheval ou à la
marge de son anus. Leur forme les empêchent
d'être écrasées et elles sont
particulièrement résistantes. Elles
se déplacent en crabe sur la peau et provoquent
des démangeaisons. Les animaux qui ne sont
pas habitués à ces parasites ont des
réactions souvent violentes.
Les taons :
Plus agressifs, les taons
provoquent des piqûres
douloureuses suivies d'une réaction inflammatoire.
Ils sont heureusement moins nombreux que les mouches
qui s'agglutinent autours d'eux. Lorsqu'ils sont
très gros, il sont capable de piquer dans
la peau épaisse (dos, croupe). Ils sont particulièrement
agressifs l'été. Peu d'insecticides
sont efficaces contre eux.
Les autres :
Les tiques :
Les tiques sont des acariens ectoparasites.
Elles passent une partie de leur vie sur la peau
de nos chevaux ou d’autres animaux, se nourrissant
de leur sang grâce à un rostre.
Elles vivent dans les bois et dans
la végétation épaisse,
où elles grimpent sur les herbes. Contrairement à beaucoup
d'idées reçues, les tiques ne tombent
pas des arbres. Dans les lieux infestés, autour
des points d'eau notamment, on peut en trouver par
exemple jusqu'à 5 ou 6 sur une seule feuille
d'ortie. Elles se détachent de leur victime
gorgées de sang, après un repas qui
peut durer plus d'une semaine.
Si elles portent une
maladie, les tiques peuvent tuer l’animal.
Sinon faire un simple bouton…
Les oeufs de
gastérophiles :
Le cheval en se grattant les membres
favorise l'éclosion
des oeufs, qui se transforment donc en larves. Ces
larves peuvent parfois atteindre la bouche ou le
rectum du cheval puis rejoignent les muqueuses gastriques
ou rectales, selon les espèces, et s'y fixent.
La plupart du temps ces larves seront évacuées
dans les crottins au printemps suivant. Cependant
lors d'infections sévères, elles peuvent
causer des ulcères (lésions des muqueuses)
qui peuvent être à l'origine de perforations
gastriques et de coliques. En bref il n'est pas seulement
esthétique d'enlever ces minuscules grains
jaunes bien accrochés aux antérieurs
de nos chevaux.
Pour les tiques :
La meilleure façon de prévenir les
maladies portées par la tique est d'éviter
la piqûre. Une inspection soigneuse du corps
après les promenades ou activité en
forêt permet de détecter et enlever
les tiques avant qu'elles aient eu le temps de transmettre
la maladie de Lyme. Il existe aussi de nombreux produits
répulsifs, mais dont l'efficacité n'est
pas toujours évidente. Si la tique est découverte,
il faut la retirer rapidement car le risque de contamination
augmente avec la durée du contact.
Saisir la tique au plus près de la peau à l'aide
d'une pince à tiques (vendue en pharmacie)
ou par défaut d'une fine pince à épiler
non coupante. L'utilisation d'outils spécialisés
permet et demande parfois d'effectuer un mouvement
rotatif tout en tirant la tique. Toutefois, si vous
employez une pince à épiler, veillez à tirer
droit vers l'extérieur et d'un coup sec, ceci
afin d'éviter tout mouvement de torsion qui
pourrait détacher la tête du corps.
Une fois la tique retirée, ne pas oublier
de bien désinfecter.
Pour les volants :
La lutte contre les insectes doit être menée à la
fois sur le cheval et dans son environnement.
Le traitement de l'environnement
consiste à débroussailler
les pâtures, à assécher les mares
et à drainer les prés humides. Dans
les abris, on peut placer des insecticides.
Sur l'animal, ou pourra utiliser
une moustiquaire pour les yeux, laisser pousser la
crinière
et la queue. Lorsqu'ils sont deux, les chevaux se
placent tête-bêche pour se protéger
mutuellement.
Il existe de nombreux produits insecticides
qui ont une durée d'efficacité plus ou moins
longue. Le problème chez le cheval est sa
sudation qui limite la durée. Il faudra faire
plusieurs essais pour trouver le produit idéal.
Pour les parasites internes :
Les signes qui peuvent vous alerter
:
- Une perte de l'état général
de votre cheval, amaigrissement, coliques.
- Une queue
râpée : s'il se frotte
continuellement le derrière à cause
de la démangeaison sa queue est toute râpée.
-
Des crottins qui "bougent" : dès
que votre cheval fait ses crottins examinez les soigneusement
pour vous assurer qu'ils ne contiennent pas d'œufs
ou de petits vers qui s'agitent dans tous les sens.
-
Un poil terne : le poil d'un cheval parasité est
souvent terne.
- La présence d'oeuf jaunâtres
sur les membres et le corps de votre cheval.
- Une
Toux répétée : migration
de certains parasites.
- Des saignements de l'anus
: lésion des
intestins.
Quand vous vermifugez votre cheval
vérifiez
bien la dose de vermifuge à utiliser suivant
son poids. Pour administrer le vermifuge efficacement
entrouvrez la bouche de votre cheval en lui " chatouillant " la
langue au niveau de la barre, saisissez sa langue à pleine
main et tirez la, sans hésiter, vers l'extérieur.
Introduisez le vermifuge le plus profondément
possible puis conservez la tête de votre cheval
le plus haut possible en lui massant l'œsophage.
Changez régulièrement de molécule
afin que les parasites ne deviennent pas résistants à votre
vermifuge.
Pour les juments en gestation et
les poulains, vérifiez
bien que votre vermifuge est sans danger.
Pour les œufs de gastérophiles
:
Utiliser du vinaigre chaud et un
peigne, ou à défaut
et en faisant bien sûr très attention,
une lame de rasoir ou un couteau bien aiguisé,
en raclant les oeufs parallèlement à la
peau. Sinon on trouve dans les selleries des instruments à dents
destinés à cet usage, qui sont parfois
efficaces... A vous de trouver votre solution!
Sources
:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tique
http://www.equides3age.asso.fr/mouches.htm
http://www.1cheval.com/magazines/magazine-cheval/parasites-cheval/parasit1.htm
http://kizzy.sport24.com/368046/Oeufs-de-mouche/
Cheval
Magasine (Hors Série “Etre propriétaire’’)
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