Nous n'évoquerons guère ici
tous ces cavaliers qui confondent intérêt pour
les chevaux et attirance pour les symboles d'aristocratie
et de supériorité, ni à tous ceux qui
croient voir dans la soumission absolue de leur monture l'expression
de leur amour-propre et de leur orgueil...
Nous évoquerons plutôt ceux qui, écartelés
entre passion et réalité quotidienne, désirent
le maximum de qualité et de prestations pour un prix
défiant toute concurrence.
Tout ce qui touche au cheval est onéreux,
voire même est obligé de l'être pour garantir
un minimum de qualités élémentaires.
En effet, le cavalier de centre équestre aspire à des
installations spacieuses, sans poussière, sécurisé,
des chevaux bien dressés, en bonne santé et
bien dans leur tête, avec du matériel adapté et
solide, des activités multiples et variées,
du personnel compétent et enjoué,... Et tout
ceci pour moins de 50 francs par séance (de plus d'une
heure, bien sûr).
N'oublions pas d'égratigner les cavaliers
propriétaires. En effet, entre ceux qui par anthropomorphisme
malmènent leurs chevaux par excès de nourriture
ou manque d'exercice, et ceux qui confondent retour à la
nature et abandon, les chevaux ont du mal à être
bien dans leur tête et dans leur peau. On voit souvent
des chevaux au pré qui s'ennuient et qui attendent
avec impatience un peu de compagnie ou de sollicitation pour
activer leurs méninges.
De l'autre côté, nous avons des
chevaux brutaux, voire dangereux, qui ont pris le dessus
sur leurs compagnons à 2 pattes trop maladroits, trop
obtus ou trop "faibles". |
Le point commun à tous devrait être
la sécurité et l'intégrité physique
de leur cheval. Mais par économie à court terme
ou par manque de réflexion sur les coûts d'entretien,
on voit trop souvent des cavaliers acceptés sans rechigner
des conditions déplorables que ce soit pour le cheval
ou pour soi-même.
La critique constructive est toujours
intéressante mais les efforts doivent être dans
les 2 sens en commençant par ne pas favoriser les
centres ne méritant pas notre confiance. |