Après de nombreuses années
dans le milieu équestre, comme amateurs puis comme
professionnels, une constatation nous navre. Si vous avez
traîné vos guêtres dans différents
centres équestres, vous avez certainement été témoin également
de ce phénomène inexpliqué : une
part importante des dirigeants et des enseignants n'aiment
pas les chevaux !!!
Avant de provoquer un esclandre, prenez un
peu de recul, observez dans différents clubs et vous
constaterez vous-même comme nous que rares sont ceux
qui jouent avec leurs chevaux, qui n'ont pas que du mépris
pour les poneys, qui s'attardent dans les écuries
pour faire une caresse à droite et une grattouille à gauche,
qui font un dernier tour d'inspection le soir pour passer
un moment privilégié,... Ainsi, les accueils
avec des hennissements ne sont que pour la brouette de granulés.
Plus significatif est le nombre impressionnant
de chevaux qui ne s laisse pas attraper en liberté,
sans avoir recours à un quelconque stratagème.
La conséquence la plus grave de cette engrenage est
l'impossibilité pour nombre d'enseignants d'approcher
leurs chevaux en reprise, qu'ils soient montés ou à la
suite de la chute de leur cavalier. Beaucoup de cavalier
sont très étonné lorsque leur cheval
se dirige de lui-même vers l'enseignant dés
qu'il lâche les rênes, sans que ce dernier n'ait
de friandises dans ses poches...
Le comportement des chevaux est influencé directement
par les actions ou l'absence d'actions des personnes qui
les entourent quotidiennement. La preuve en est que des chevaux
jugés caractériels deviennent câlins
et coopératifs après une rééducation
adaptée.
Il ne faut pas confondre respect et crainte.
Il n'est pas déshonorant de montrer son affection
pour les chevaux, ce qui ne veut pas dire qu'on se fasse
marcher sur les pieds. |