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Écrit par Equinaute
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IMMOBILISER
UN CHEVAL POUR LE SOIGNER |
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Les anesthésies
sont à éviter dans la mesure du possible
car ces opérations comportent toujours un
risque pour la santé du cheval. Il est cependant
indispensable que le cheval soit immobilisé pour
effectuer des soins efficaces, et pour éviter
tout risque pour le cheval et pour les soigneurs.
On utilise alors différentes
méthodes de contention. Mais avant de les étudier,
il faut rappeler des règles de base :
- Espace disponible proportionnel au nombre
de personnes nécessaires pour les soins.
- Éclairage important (plafonnier ou
portable).
- Sol non-glissant.
- Pas d'aspérité sur les parois.
- Soigneurs expérimentés et calmes évoluant
avec des gestes mesurées et des paroles
rassurantes.
- Personne ne se tient à portée
des antérieurs, qui sont un des moyens
de défense les plus utilisés.
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On lui attribue souvent
une propriété analgésique central
en libérant, au niveau du cerveau, des endorphines
et des enképhalines qui ont une activité morphinique.
Cette théorie ne peut être valable que
si le tord-nez est bien conçu et bien utilisé.
Il peut être employé sur
la lèvre supérieure ou sur une oreille,
mais cette dernière méthode est peu
efficace, plus délicate d'emploi et douloureuse,
car elle peut endommager l'oreille et casser son
cartilage.
On peut facilement le fabriquer soi-même
d'autant plus que les modèles vendus dans
le commerce sont loin d'être parfait (sortie
latérale de l'attache, chaîne comme
attache, manche trop court).
Le diamètre de la corde ne
doit pas être inférieur à celui
indiqué. En effet, dans le cas contraire,
la corde pourrait couper les tissus de la lèvre
supérieure (on voit trop fréquemment
des chevaux avec une marque blanche à cette
endroit). Pour la même raison, il ne faut utiliser
le tord-nez que le temps minimal requis.
Lors de son utilisation, le tord-nez
doit toujours être tenu par un des soigneurs
afin d'éviter que celui-ci n'assomme quelqu'un
si le cheval se défend avec le tord-nez libre. |
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On arrive souvent à calmer
les mouvements de panique d'un cheval en lui cachant
les raisons de sa peur - aiguille, coton,... On lui
bouchera donc un il avec la main ou avec un
torchon.
Par contre, l'utilisation du torchon
pour aveugler complètement le cheval peut
apporter plus de problèmes que de solutions.
En effet, le cheval peut devenir difficilement contrôlable
et occasionner des blessures à lui-même
et à son entourage, surtout si le torchon
est attaché trop fermement pour s'ôter
par lui-même. |
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Cette méthode
permet de maintenir un cheval en place. Dans ce but,
on lui attrape à deux mains la peau au-dessus
de l'omoplate. En appliquant ensuite un mouvement
de rotation plus ou moins prononcé, on immobilise
le cheval.
Il est à noter qu'il est possible
de coucher un cheval de cette manière, si
la pression est trop importante par rapport à sa
taille. |
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Cette méthode
est très utile pour les soins au niveau des
membres. Si vous devez soigner un antérieur,
vous prenez l'antérieur opposé. Si
vous devez soigner un postérieur, vous devez
l'antérieur du même côté car
le cheval peut tenir assez aisément sur un
diagonal.
Un des soigneur plie l'antérieur
en se tenant face à l'épaule du cheval
et le lève le plus haut possible. Il le cale
ensuite en plaçant sa cuisse dessous, une
main au niveau du sabot et l'autre main au niveau
du genou. Pour un bon maintien et la préservation
de son dos, il est nécessaire que le soigneur
plie ses genoux et écarte ses pieds pour maintenir
son dos droit.
Par contre, la prise d'un postérieur
est beaucoup plus délicate car il est difficile
de caler efficacement le cheval et que celui-ci a
beaucoup plus de force à ce niveau.
Dans les cas difficiles, il est possible
d'utiliser une longe plate ou d'un diamètre
important (comme les longes américaines bicolores). |
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Il est très difficile
d'immobiliser un poulain pour lui faire des soins.
Deux facteurs sont à prendre en compte : la
possessivité de la poulinière et la
vivacité du poulain.
Ces faits montrent l'importance d'une
manipulation précoce du poulain et de la bonne éducation
de la poulinière. Il ne faut jamais les laisser "à l'abandon" sous
prétexte qu'ils ne suivant pas un entraînement
et peuvent vivre au pré toute l'année.
En cas d'accident ou de maladie, il est trop tard
pour leur apprendre les bonnes manières.
Quand le poulain est jeune, on le
manipule en le tenant avec un bras derrière
la croupe, sous les pointes des fesses, et l'autre
bras devant le poitrail, au-dessus de la pointe des épaules.
Il est également possible que le bras arrière
tienne la queue du poulain. |
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Pour éviter
que le cheval n'abîme ses bandes, ou tout autre
bandage, on peut lui installer un collier à chapelets.
Celui-ci est composé de manches espacés
de 15 cm. attachés par 2 cordelettes. L'ensemble
se ferme avec 2 boucles autour de l'encolure du cheval.
De cette façon, le cheval ne peut pas plier
l'encolure mais peut manger et boire mais il ne doit
pas être utilisé trop longtemps car
il est inconfortable.
Pour le même résultat,
la bavette est moins contraignante mais moins efficace.
Elle est composé d'une demie coque en plastique
attachée à la partie inférieure
du licol. Si elle est mal fixée, certains
chevaux parviennent à la retourner en l'appuyant
le long de leur corps ou sur leurs membres. |
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